15 octobre 2008
chapitre 12 : mon royaume pour une gaufre !
Pendant que je prépare la pate à une vitesse vertigineuse (est ce que c’est gênant s’il y a quelques coquilles d’œufs dans une gaufre ?) il erre dans mon salon s’arrêtant devant les cadres accrochés au mur et prenant un air intéressé.
« ces photos sont vraiment magnifiques ! j’adore ce style ! »
Je manque de m’évanouir. Il aime la photo ! et il se trouve que ..
« c’est moi qui est pris ces photos » dis je en rougissant.
« non ? toi ? c’est vrai ? oh en même temps cela ne m’étonne pas tant que ça . Tu as un œil particulier sur les gens »
Il s’approche lentement de moi.
J’ai de la farine partout, le gaufrier sent un peu le cramé et c’est le moment qu’il choisit pour me dire :
« du coca ? »
hein ? quoi ? mais qu’est ce qu’il raconte ?? ce n’était pas prévu dans le scénario !
« tu mets du coca dans tes gaufres ? ça vient d’où comme recette ? »
Merdeuh ! j’étais tellement attentive à son discours que j’ai pris la bouteille de coca au lieu de la bouteille de lait !
« euh Oui j’innove. Je me dis que ça ne peut pas etre très mauvais non ? je suis très avant gardiste dans ma cuisine également. » suis-je crédible.
Ma pâte se met à mousser. Il se met à rire.
Bon il se moque de moi, ce n’est pas bien grave.
« ne te vexe pas, mais je crois que ton envie de gaufres va rester inassouvie avec une pâte comme celle là. »
« pffff ! je suis désolée. J’ai tout gâché. Tu es venu exprès pour m’amener la levure et …voilà ce que j’en fais. En plus moi qui t’en propose une. Je suis vraiment trop nulle ! » j’ai une boule dans la gorge, il va me prendre pour une pauvre fille qui ne sait même pas faire la cuisine. J’entends la voix de ma grand-mère me dire « pour garder un homme il faut séduire son estomac ». Dieu bénisse ma mamie. Je viens de gâcher toutes mes chances.
« bah c’est pas bien grave. Ça m’aura donner l’occasion de venir chez toi. Après tout c’est dommage de travailler ensemble et de ne pas se connaître vraiment. Bon je dois vraiment y aller maintenant. ON se refait une soirée gaufres quand tu veux. »
« ah oui c’est vrai tu es attendu par ..des amis … » je tate le terrain. Manquerait plus qu’il me dise qu’il a un rendez vous galant avec une blondasse pour que je me suicide sur le champ en m’électrocutant avec le gaufrier.
« non je dois passer voir mon père. On regarde le foot ensemble ce soir. Il déprime un peu depuis que ma mère s’est remarié. Il désespère de rencontrer à nouveau quelqu’un. Du coup il va certainement me dire pour la énième fois de ne pas faire la même erreur que lui, de ne pas laisser passer ma chance si je trouve la femme de ma vie, blabla blabla »
Oh qu’il est mignon il passe la soirée à consoler son papa !
« ah dans ce cas je ne vais pas te retarder plus longtemps. Mais tu sais ton père a raison il faut savoir saisir sa chance » c’est moi qui lui dit ça alors que j’ai mis 3 mois à lui téléphoner.
« ouais y’a bien quelqu’un qui pourrait me correspondre mais .. enfin c’est compliqué … cette fille est spéciale. »
Une trappe vient de s’ouvrir sous moi. Des cafards sont en train de me grignoter les organes vitaux. Mes mains se congèlent. Mes yeux me piquent et je sens mes jambes tremblaient.
Il est amoureux d’une autre.
J’aurais du m’en douter. Comment ai-je pu imaginer que ce garçon si beau, si doux, puisse vouloir l’espace d’une seconde être avec moi.
« ça ne va pas Eva ? » a-t-il le culot de me demander.
J’ai du virer au vert puis au blanc livide.
« euh j’ai un peu la tête qui tourne je vais m’asseoir, mais ça va passer. Ton père va t’attendre »
Je m’enfonce dans mon canapé. Une envie de vomir me fait frissonner. Le verre de whisky de tout à l’heure. Je sais pourtant bien que je ne supporte pas le whisky.
« Je ne vais pas te laisser toute seule dans cet état. Tu n’as vraiment pas l’air bien tout à coup. Tu as peut être pris froid. Il fait tellement chaud ici par rapport à dehors. »
Il s’asseoit à coté de moi et enlève son pull. Il pose alors une main sur mon front.
«Ecoute j’appelle mon père, j’annule la soirée. Je ne peux pas te laisser comme ça. »
Mais pourquoi me faire souffrir autant ? Pourquoi est il aussi gentil ? Si au moins c’était un goujat ce serait plus facile pour moi de le détester et de passer à autre chose. Au lieu de ça, je ne peux qu’imaginer à quel point je hais la fille qui fait battre son cœur. Je me sens laide et …j’ai de plus en plus envie de vomir.
« Non, ça va très bien …je … je ….pardon, laisse moi passer ! vite !!!!!!!!!! » je cours vers les toilettes et arriva la galette tant attendu direct dans la cuvette avec tous les bruits sympathiques qui vont avec.
Pour ce que je croyais être un premier rendez vous, je crois que je ne pouvais pas faire plus glamour.
07 octobre 2008
chapitre 11 : the big DAte (2e partie)
Je viens donc de perdre 3 minutes à me faire démonter moralement par une de mes meilleures amies et l’état du chantier est toujours le même.
Je saute dans un jean (un coté décontracté qui change un peu des tenues strictes de la banque : cela lui montre une autre facette de ma personnalité complexe... et puis ce jean m’amincit ...bon ok il me serre tellement qu’il a l’effet d’une gaine)
Un petit top à bretelles et dentelles sur le décolleté : il fait 3 degrès dehors mais je crois que j’ai le droit de porter ce genre de petit haut chez moi où il fait 26 dégrès depuis que je viens de booster le convecteur éléctrique . bo gosse va surement devoir faire tomber le pull et dévoiler son corps sous un t shirt moulant du genre pub pour calvin klein ! ce genre de vision me donne une poussée d’adrénaline qui me permet de ranger le canapé et la table basse en moins d’une minute (en jetant tout dans le placard de l’entrée priant pour que je n’ais pas à l’ouvrir de la soirée sous peine de finir enssevelie )
Un petit coup de rose sur les paupières (est ce que rose n’est pas la couleur qui dit « je suis à la fois douce et sauvage, tendre et passionnée, affectueuse et sexy ?? ) un peu de gloss pour des lèvres qui désormais se prénomment pamela et lola.
Mais un nouveau dilemne vient me hanter.
Quel parfum ?
Ce soir il va sentir une odeur ennivrante sur laquelle il va fantasmer pendant des mois, un parfum qu’il n’oubliera plus jamais de toute sa vie, un nectar au creux de mon cou qu’il sera capable de reconnaître entre mille.
Aaaaaaaahhhh ! on sonne à la porte c’est lui !
Dans la précipitation j’ai pris le premier flacon qui s’offrait à moi et c’était le désodorisant pour les toilettes .. fraicheur lavande , voilà le seul parfum qu’il aura en tête en pensant à moi.
Un dernier coup d’œil dans la glace et j’ouvre.
Il est là : sur mon paillasson où il y a écrit « essuyez vos pieds ou dégagez ! »
« bonsoir, mais entre ; ne reste pas sur le pallier » dis je les larmes aux yeux.
« oh je ne vais pas rester, je te dépose juste le fameux sachet de levure » me répond il d’un sourire malicieux.
« oh merci ! tu sais ce que c’est, une envie de gaufres ça ne peut pas attendre ! »
« ah effectivement si c’est pour des gaufres, je comprends mieux. J’avoue que j’adore ça aussi »
Oh encore un point commun ! quand je vous dis que nous sommes faits l’un pour l’autre.
« alors tu vas attendre que j’en fasse au moins une pour te remercier d’etre venu jusqu’ici »
« bon d’accord un petit quart d’heure. Pour une gaufre. »
sous entendu ET POUR TOI !
03 octobre 2008
donnez moi du thé !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
02 octobre 2008
chapitre 10 : the big DAte !
j'ai une méga envie de gaufres.
(Beh quoi ? le sport ça creuse ! j’ai marché 20 minutes pour rentrer chez moi , faut bien que je compense .. je suis au bord de l’hypo glycémie je le sens , j’ai des petites étoiles devant les yeux … ah non merde, ça c’est la guirlande de noël du voisin !)
alors faut déjà que je trouve le gaufrier : où ai-je donc bien pu le mettre ? ah le voilà parfaitement encastré entre l’appareil à raclette et celui à fondue dans le placard des biscuits allégés.
Voyons la recette : farine ok, sucre ok, œufs ok, levure … levure ? levure ?
Au secours ! je n’ai plus de levure ! mais comment est ce possible ? je déclare l’état d’urgence. Je suis complètement ….heureuse !!!!!!!!
Le voilà mon prétexte pour appeler super bo goss (oui il a encore pris du grade depuis qu’il est revenu avec une coupe de cheveux qui lui donne un air brad pitt en plus sexy : si ! si ! c’est possible !)
Si ça c’est pas une urgence, je ne sais pas ce que c’est. (un prétexte , bon d’accord, mais lui ne le sait pas ! alors chut !)
Allez je me lance : 05.56.38 … un doute m’envahit … et s’il n’était pas chez lui ? et s’il n’avait pas de levure lui non plus ? et si … Rho, je n’y arriverais jamais.
Je cours vers mon petit meuble bar et m’enfile un verre de whisky bien sec dans le gosier pour me donner une voix moins sèrieuse. J’ai tout gagné maintenant je pue l’alcool à plein nez.
Je compose le numéro .. en entier ce coup ci.
Ça sonne ; 1ere sonnerie … 2e sonnerie …et là :" allo ? »
C’est lui ! la voix légèrement essoufflée (je suis sure qu’il sort de la douche et que ses cheveux encore mouillés lui ruissellent sur le front, et qu’il a pour seul vêtement une serviette de bain turquoise nonchalamment noué autour de ses abdos saillants : oups un filet de bave coule sur mon menton. Ressaisis toi eva !)
« allo ? c’est pour quoi ? » insiste t-il avec une voix parfaitement virile.
« euh bonsoir bob, c’est eva .. je, je , je ne te dérange pas ?”
« qui ça ?? »
splash ! c’est rien c’est juste mon cœur qui vient de se liquifier et de se répandre sur le sol.
« euh eva de la banque, ta collègue » tu sais le boudin qui est assis à coté de toi toute la journée ai-je envie d’ajouter.
« ah eva, oui, bonsoir, que puis je faire pour toi ? »
« eh bien en fait je , je …. »
« oui …. »
« j’aurais voulu savoir si je pouvais te …. »
« eh bien eva, vas y ! qu’est ce qui ne va pas ? »
« en fait j’aurais aimer que tu me ….prêtes de la levure ! » (yes ! ça y est ! le piège est tendu ! la toile est tissée ! la proie n’a plus qu’à s’approcher ! tout est parfait ! je suis aux anges ! je suis fière de moi !)
« comment ? de la levure ? euh … oui .. c’est que … attends ..je vais voir ça .. » je l’imagine exécuter une petite danse de la victoire, fou de joie d’avoir enfin une conversation téléphonique personnelle et relativement intime avec moi (on ne parle pas de son manque de levure à n’importe qui non plus)
« eva, tu es là ?… oui j’ai bien regardé je n’ai qu’un seul sachet de levure, cela te suffit ? »
merci mon dieu ! ultime sachet de levure ! je me demande même si je vais oser l’utiliser ou le garder à vie encadré pour montrer à mes petits enfants « voyez c’est grâce à ce petit sachet que tout a commencé entre votre grand père et moi »
« euh oui, c’est parfait . tu me sauves la vie » (euh j’en fais peut être un peu trop non ?) « je peux passer le récupèrer maintenant ? »
« euh eh bien écoute j’allais sortir, mais si tu veux je te le déposes en partant ? Dans 5 minutes chez toi ? »
Chez moi ??? Oh lala ! C’est plus que je n’en espérais ! Tous mes voeux se réalisent au même moment. Bientôt la française des jeux va m’appeler pour me dire que j’ai gagné la super cagnotte alors que je n’ai même pas joué !
« euh oui parfait, à tout de suite, merci encore ! t’es vraiment génial, si tu savais comme c’est important pour moi que tu … (Ouh la la je crois que je pars sur une piste glissante ; aquaplanning en vue) ..me rendes ce service (je rétrograde et je passe le virage sans trop de casses : ouf !)
j’ai donc 5 minutes pour devenir mince, irrésistible, avec un appartement parfaitement rangé, propre, accueillant et néanmoins sexy.
C’est donc le moment idéal pour : paniquer !!
Je suis en robe de chambre avec un castor rose qui dit « je déteste l’hiver », le cheveu en bataille avec un crayon en guise de coiffure. Mon canapé est caché sous une tonne de coussins et couverture en tout genre, ma table basse jonchée de magazines aux titres tous plus évocateurs les uns que les autres « l’orgasme en solo », « comment trouver l’homme idéal et le garder » ; « perdre 3 kilos en un mois c’est possible même pour VOUs ! » et clou du spectacle : mon tapis est inondée d’une tasse de chocolat au lait que je viens de renverser sous le coup de l’émotion !
Tout va bien ! je maîtrise la situation.
Commençons par le plus urgent.
Appeler les copines pour leur annoncer la venue de super bo gosse dans ma demeure. C’est un peu comme s’il venait emménager pour le début de notre vie à deux, non ?
« c’est moiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii ! bo goss est en route ! il vient iciiiiiiii ! mais siiiiiiiiii ! je te juuuuuuuuuuuure ! » (pourquoi est ce qu’on multiplie les voyelles par 10 quand on parle aux copines d’un truc super excitant ? c’est un mystère .. enfin j’y penserais plus tard, là je jubiiiiiiiiiiiiiile)
« quoi ? mais que vas-tu faire ? tu as un plan ? pas question d’improviser Eva ! »
Voilà comment les copines au lieu de nous rassurer, nous font 3 fois plus paniquée !
« mais euh oui bien sur que j’ai un plan ! qu’est ce que tu crois ? »
« non mais je te dis ça car Noël arrive et ce n’est pas le moment de gâcher ta seule chance de ne pas passer le réveillon en célibataire »
chapitre 9 : j'ai une touche !!
Attention ! aujuord’hui grosse évolution dans ma relation avec Super Canon . !
Il m’a donné son numéro de téléphone en cas d’urgence. Il m’a expliqué que comme il habitait tout prêt de l’agence je pouvais l’appeler si par hasard j’étais coincé dans l’agence ou autre malentendu.
Hihi : c’est mignon ! je crois qu’il a craqué pour moi et qu’il est timide ..je dois l’impressionner. Il n’ose pas m’avouer qu’il veut que l’on fasse plus ample connaissance . le coup du « je te donne mon numéro en cas d’urgence » c’est sous entendu : si tu as besoin que je te tienne compagnie devant un bon film au cinéma ou sous la couette ? non ? vous en pensez quoi vous ?? mais oui ça sent la love story à plein nez c’est suuuuuuur !
Du coup après l’avoir soigneuseument enregistré dans mon portable , puis noté sur mon répertoire à la maison puis le répertoire dans mon sac, puis sur un papier et mis dans un coffre fort à la banque dont le numéro de combinaison est inscrit réciproquement sur 3 autres bouts de papier éparpillés un peu partout dans mes affaires, le numéro en question est également encré dans ma tête . je le connais mieux que ma propre date de naissance !
Il ne me reste plus qu’à trouver le petit prétexte de l’urgence en question afin de pouvoir enclencher l’opération « BIG romance » !



